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Flux migratoires: Tunis et Tripoli accueillent des migrants bloqués à la frontière

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ARCHIVE - Le transfert intervient après l'accord entre la Tunisie et la Libye pour se répartir les 300 migrants bloqués dans cette zone. Photo: Cindy Riechau/dpa

Selon l’OIM, « la Tunisie est directement touchée par les flux migratoires » qui transitent chaque année par ce pays « en vue d’atteindre l’Europe ».

La Tunisie vient d’annoncer que 126 migrants, parmi les 300 subsahariens bloqués à la frontière tuniso-libyenne, ont été transférés pour être hébergés dans des centres choisis par le Croissant rouge tunisien dans les gouvernorats de Médenine et Tataouine. Ce transfert intervient après l’accord entre la Tunisie et la Libye pour se répartir les 300 migrants bloqués dans cette zone, depuis environ un mois, près de Ras Jedir se trouvant entre les deux pays, a annoncé le ministère tunisien de l’Intérieur.

Selon l’accord, Les Libyens prendront en charge le reste des migrants bloqués, environ 150 personnes, a déclaré un porte-parole du ministère tunisien. L’accord est intervenu à la suite de la visite à Tunis du ministre libyen de l’Intérieur, Imed Trabelsi. Quelques heures plus tôt, le ministère libyen de l’Intérieur a annoncé qu’il « ne se trouvait plus aucun migrant » dans la zone frontalière après avoir « entamé la mise en œuvre » de l’accord conclu lors de la visite du ministre libyen.

Des patrouilles libyennes sécurisent la frontière

Les autorités libyennes ont annoncé que des patrouilles étaient organisées conjointement pour « sécuriser la frontière ». Le ministère tunisien de l’Intérieur a fait savoir qu’il avait renforcé le contrôle de la frontière terrestre pour empêcher le flux migratoire.

Des organisations de défense des droits de l’homme ont affirmé que ces migrants avaient été expulsés par les autorités tunisiennes à la suite de violences survenues dans la ville de Sfax, dans l’est tunisien, il y a quelques semaines. La Tunisie a rejeté ces accusations, affirmant que les informations étaient « trompeuses et inexactes », et a accusé des groupes « criminels » d’être impliqués dans des expulsions organisées vers la Tunisie. Elle a appelé les organisations internationales concernées par les migrants à fournir plus de soutien pour leur prise en charge.

 

Avec dpa-news

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